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Les ravages de la pêche industrielle

samedi 14 novembre 2015 par Hélène Hervé

La surexploitation des mers et des océans

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  • Un constat

La plupart des pêcheurs prennent généralement des types de poissons plus variés ou de plus petite taille qu’ils ne le souhaitent : ce sont les « prises accessoires ». Une partie d’entre elles est utile et conservée, l’autre partie est rejetée en mer.

Le Fonds mondial pour la Nature (WWF) estime que 35, voire 40 millions de tonnes de poissons, de mammifères marins, tortues, oiseaux de mer… sont rejetés chaque année à la mer, morts ou mourants.

  • Les responsables : les méthodes de pêche.

1) Le chalutage

Un chalut a une forme d’entonnoir, il est tracté par un ou deux bateaux pendant plusieurs heures à une vitesse de 5 km/h.

Il atteint des profondeurs de 50 à 180 m, voire jusqu’à 400-600 m. Certains armateurs (propriétaires de bateaux de pêche) écossais utilisent des chaluts dont l’ouverture peut atteindre 200 000 m2.

Quels dommages cause le chalut pélagique ?
Le chalut pélagique est un engin de pêche extrêmement efficace : 16 % des bateaux de pêche français sont armés au chalut. Ils pêchent environ 80 % des poissons débarqués dans nos ports.

Il est donc le principal responsable :

- De la surexploitation des stocks de poissons.

- De la baisse de la qualité nutritive, gustative et sanitaire des poissons écrasés au fond du chalut pendant plusieurs heures, puis congelés pendant plusieurs semaines.

- De la baisse des cours du poisson (mais les prix augmenteront bientôt lorsque les stocks s’épuiseront).

Le chalut capture tout ce qu’il rencontre sur son passage.
Il peut rejeter à la mer des dizaines de milliers de tonnes de poissons (taille trop petite pour la vente, espèces non commercialisables, mélanges d’espèces que le pêcheur n’a pas le temps de trier) ; jusqu’à 80 % des prises.

En capturant les jeunes de nombreuses espèces il affaiblit le renouvellement des stocks. En pêchant à toutes les profondeurs, il ne laisse plus aucune zone de refuge aux jeunes ou aux reproducteurs.

Le chalutage capture de nombreuses espèces protégées, dont plusieurs milliers de dauphins chaque année.
Depuis le développement de la pêche au chalut dans le Golfe de Gascogne, on retrouve chaque hiver (la saison de pêche au chalut) plusieurs centaines de dauphins échoués sur les côtes du sud-ouest : 80 % d’entre eux portent des traces de capture par des engins de pêche et il a été démontré que les dauphins retrouvés sur les côtes ne représentent qu’un faible pourcentage de ceux qui sont tués au large.

Une campagne contre le chalutage profond

2) Les filets dérivants

Les pêcheurs aux filets dérivants utilisent des filets de plastique pouvant atteindre 40 km de longueur (plus que la distance entre Versailles et Les Mureaux).

Ces filets sont responsables de la capture d’un nombre inacceptable de mammifères, d’oiseaux et de reptiles marins. Ils emprisonnent tout ce qui se trouve sur leur passage. De plus, s’ils viennent à se détacher du navire, ils peuvent poursuivre leur œuvre destructrice pendant des années, phénomène qu’on appelle la « pêche fantôme ». Dans ce cas, les filets pratiquement indestructibles coulent sous le poids de leurs prises et refont surface pour poursuivre leur œuvre une fois leur contenu décomposé.

Extrait du fil "Shark Water" (Les Seigneurs des mers) - regarder à partir de la deuxième minute :

En Europe, les filets dérivants ont fait des ravages en mer du Nord, en Atlantique et en Méditerranée… L’Union européenne a voté une interdiction totale du filet dérivant dans les eaux de la Communauté à compter du 1er janvier 2002.

Son aboutissement

Certains Etats ont déjà adopté des mesures interdisant ou limitant le rejet en mer d’une partie des captures. Il s’agit notamment de l’Islande, de la Namibie, de la Norvège et de la Nouvelle-Zélande. Il est impératif de mettre au point des moyens de ne pêcher que l’espèce, ou la taille, désirée.

Laissons-en aux autres ...

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